9 april 2024 bezoek Hénin-Beaumont

9 april 2024 bezoek Hénin-Beaumont

BOONKRING  BEZOEKT  HENIN-BEAUMONT

Tijdens de studiereis van de Boonkring brachten we op 9 april 2024 een bezoek aan Hénin-Beaumont,  een stadje in Noord-Frankrijk waar indertijd Marine Le Pen als gemeenteraadslid haar eerste stappen zette…
Deze stad werd tientallen jaren bestuurd door de PS, maar ondertussen heeft het Rassemblement National (het vroegere Front National dus) al een tijd de absolute meerderheid.
We hadden er een gesprek met één van de drie enige oppositieleden in de gemeenteraad, Gianni Ranieri . We stelden hem de vraag hoe het komt dat een stad kiest voor extreem rechts, wat de gevolgen zijn en vooral: hoe het tij keren?  We hebben met Gianni Ranieri, lid van PCF  een gesprek over “Hoe is het leven in een door extreemrechts geleid bestuur? Hoe kan dit vermeden worden enz enz…“.  En ja, dit gesprek van meer dan een uur is opgenomen en kan je hier volledig beluisteren.
We laten hem aan het woord over een aantal aspecten van leven en politiek bedrijven in een gemeente bestuurd door extreem-rechts:
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Quand le maire du Rassemblement National, a été élu, il a stoppé net les subventions et la mise à disposition de locaux de la mairie à deux associations : le Secours Populaire et la Ligue des droits de l’homme.Le maire est également l’auteur d’une charte intitulée “Ma commune sans migrants” qui a été votée en conseil municipal, et il a invité tous ses collègues conseillers municipaux de les faire adopter dans toutes les mairies de France. Il a aussi mis en place un arrêté anti-mendicité et a signé dans un « guide de l’élu municipal du Front national » dans lequel il encourageait les conseillers municipaux d’avoir recours à la “priorité nationale dans l’accès aux logements sociaux”.
Depuis son élection, la municipalité ne rend également plus hommage à Vasil Borik, lieutenant ukrainien de l’armée rouge déporté dans la ville, et ayant résisté de façon très active jusqu’à son exécution le 22 juillet 1944 avant d’être fusillé. Le maire ne rend plus hommage non plus à Joseph Fontaine, militant communiste et syndicaliste assassiné par un membre d’action française pendant une manifestation antifasciste.Par contre, à côté de ça, la municipalité retire le nom de Léo Lagrange, homme d’état français de gauche mort au combat en 1940 à un complexe sportif. Ce complexe sportif s’appelle maintenant “L’espace de l’Abbaye”.Pire encore : dans la ville de Joseph Fontaine assassiné par un fasciste d’Action Française, la municipalité a décidé de dénommé un rond point Michel de Camaret, ancien franquiste et… membre d’Action française.Voilà, c’est ça l’extrême droite aujourd’hui, et c’est pour ces raisons qu’on la combat.
Leurs faiblesses ?
Leur premier gros point faible, c’est le sectarisme. Ils ont une fâcheuse tendance à voir la vie communale de manière binaire : soit vous êtes avec eux, soit vous êtes contre eux. Le problème avec ce raisonnement, c’est qu’ils ne prennent pas en compte les plus de 50 % d’abstentionnistes qu’ils laissent totalement indifférent. Et ce raisonnement sectaire, il s’applique sur tout : les habitants, mais aussi les associations et les commerçants. Donc pour gagner, le cap est clair : on va continuer à aller sur le terrain, on va continuer à se battre pour nos idées, qu’on défendra au conseil municipal, aux portes des entreprises, des écoles, dans la rue, et dans notre ville. On le fait car on lutte contre l’extrême droite, mais aussi car on aime notre ville, et qu’on veut le meilleur pour elle et pour ses habitants.